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Article du point
Pour des primes d’assurance-maladie en fonction du revenu

Le système de santé suisse est globalement d’excellente qualité, mais il souffre de trois problèmes majeurs :

(1) ses coûts sont excessifs, certains prestataires dépassant clairement les limites de ce qui est supportable (pharmas, certains spécialistes, analyses médicales…) ;

(2) son organisation, par la diffusion des responsabilités entre les acteurs (cantons, Confédération, caisses d’assurance-maladie, prestataires de soins…) et par sa complexité, manque cruellement d’efficacité ;

(3) son financement est antisocial et entame aujourd’hui fortement le pouvoir d’achat de la population.

Le PS suisse, fort de ces constats, s’est interrogé sur la priorité à retenir, une seule initiative ne pouvant pas résoudre miraculeusement ces trois problèmes. Il a décidé de traiter de la question de l’explosion des primes et de la répartition antisociale de la facture, car il s’agit de la première urgence pour la population. Cela ne signifie pas que d’autres initiatives ne seront pas lancées, notamment s’agissant de l’organisation du système et de la mauvaise répartition des moyens entre acteurs, la médecine de premier recours recevant la part congrue alors qu’elle est la plus importante.

Mais la question sociale nécessite une réponse forte. Entre 1996 et aujourd’hui, la prime LAMal moyenne a quasiment triplé, alors que les salaires n’ont progressé que d’environ 30 %. Cela signifie que la part que chaque ménage doit consacrer au paiement de l’assurance-maladie a augmenté de manière telle que le pouvoir d’achat de la population est sérieusement entamé. Et c’est injuste, parce que l’accès à la santé, qui est un service public absolument fondamental d’un État, n’est pas financé comme la plupart des autres services publics, à savoir au travers de l’impôt. Certes, une partie non négligeable des coûts est payée par l’État et le mécanisme des subsides a permis de quelque peu atténuer cette injustice, mais aujourd’hui, le système est à bout de souffle. La classe moyenne n’arrive plus à payer et n’a pas droit, ou alors n’a droit que très partiellement, aux subsides. Devant cette urgence sociale, le PS n’est pas resté les bras ballants. Il avait lancé en 2020 l’initiative des 10 %, largement acceptée le 9 juin 2024 en Suisse romande et dans notre canton, mais pas en Suisse alémanique. La principale cause de ce refus était que le texte ne disait pas où l’État irait chercher les moyens nécessaires pour payer les subsides supplémentaires.

Le Congrès du PSS du 25 octobre 2025 a donc décidé de lancer une nouvelle initiative, que nous pourrons prochainement faire signer sur les stands. Nous avons prévu qu’en fonction de la situation de chacun, un rabais de prime soit attribué ou un surplus de prime prélevé, et cela en fonction du salaire. Le nouveau système se veut donc neutre financièrement pour l’État. Il est par ailleurs calibré de telle sorte que le 15 % des personnes qui gagnent le plus paient un supplément de prime, pour financer un rabais aux autres 85 %. Tant le supplément que le rabais seront plafonnés. Par ailleurs, le texte prévoit que les enfants et les jeunes jusqu’à 18 ans ne paieront plus de prime, tant il est vrai que les familles doivent être soulagées.

Camarades, cela fait trop longtemps que la population souffre de cette injustice qui, chaque année, devient plus insupportable. Nous avons une occasion unique de résoudre ce problème, alors allons toutes et tous chercher un maximum de signatures !

Pour des primes d’assurance-maladie en fonction du revenu

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