Chères et chers camarades,
Il y a un peu plus de cinq ans, le 21 janvier 2021, vous m’avez fait confiance pour présider notre parti. Avez-vous fait le bon choix ? Ce n’est pas à moi d’en juger !
Ce que je peux en revanche écrire, c’est que vous m’avez offert cinq ans de combats politiques, de camaraderie chaleureuse, de chausse-trappes parfois ardues et, surtout, de victoires éclatantes ! Bref, cinq ans de pur plaisir à consacrer mon temps et mon énergie à nos valeurs.
Il peut paraître étonnant de reconnaître que l’on est heureux en combattant l’injustice. Je crois au contraire que c’est ce qui nous rassemble au PS et plus largement à gauche. Face aux inégalités de richesses toujours croissantes, aux discriminations omniprésentes et aux dangereux fascistes qui jouent avec le monde, nous ne parvenons pas à rester les bras croisés. Il existe une force, presque physiologique, qui nous pousse à résister. Comme le navire qui fend les courants contraires grâce à la seule force du mistral.
J’espère avoir été digne de cet alizé qui pousse nos voiles, en donnant la priorité à nos combats historiques pour les classes moyennes et populaires, en travaillant ardemment à construire une Gauche Unie solide, en osant toujours remettre en question la doxa capitaliste.
Après ces années à la barre, il est temps de profiter des eaux calmes que nous traversons pour passer le relais. À n’en pas douter, mes successeur·es iront au-devant de quelques bourrasques : réalisation du programme sur lequel nous avons été élu·es, solidité de la Gauche Unie, élections fédérales disputées… Je ne doute toutefois aucunement de notre capacité à traverser ces eaux agitées comme nous l’avons fait si souvent. Tant que nous retiendrons que nous nous battons pour une majorité et ne nous laisserons pas dicter nos politiques par ceux (grands patrons, ultrariches…) qui ont la voix la plus forte, nous tiendrons le cap.
Il faut être clair : le barreur ne va nulle part sans un formidable équipage. Ce ne sont pas des mots dans le vent : chaque action du PSN repose sur l’action de notre épatant secrétariat cantonal, chaque bataille politique est portée avec abnégation par nos élu·es communaux, cantonaux et fédéraux, chaque initiative, chaque élection se gagne sur le terrain par vous toutes et tous, camarades !
Il est ainsi temps pour moi de vous remercier. Merci pour le temps, l’énergie, la bienveillance consacrée à nos projets, merci pour ces intenses moments d’émotions et ces belles amitiés nouées et surtout, merci de continuer à résister : vous êtes un phare dans ces temps sombres !
Quant à moi, je ne vous dis ni adieu, ni au revoir. Je ne ferai que rejoindre l’équipage à notre Congrès du 9 mai et vous pouvez me croire, je ne suis pas près de mettre pied à terre !