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Le Collectif neuchâtelois pour la grève féministe

Sollicitée pour un article sur le Collectif neuchâtelois de la Grève du 14 juin, je me suis demandé si j’étais la personne la plus appropriée. Mon intense activité au sein de cette magnifique instance en 2019 est devenue ponctuelle et mon engagement en faveur de l’Égalité presque unilatéralement dédié à faire prospérer la cause des Femmes* socialistes neuchâteloises.

Puis l’envie de témoigner de ce que le Collectif m’a permis de vivre et de construire, l’envie de dire cette énergie magistrale qui se dégage chaque fois que nous marchons ensemble, toutes ensemble, l’a emporté sur des considérations plus analytiques ou comptables.

Le Collectif fut pour moi une École ! celle de la sororité, de l’engagement ! de l’expression de nos facettes plurielles, du respect de nos sensibilités, de l’enthousiasme qui puise son souffle dans l’intelligence collective et dans la bienveillance. Début 2019, la néophyte politique que je suis (quelques mois auparavant, j’avais adhéré au PSN) découvre les ateliers de préparation en vue de la Grève nationale de juin. J’y rencontre des femmes d’exception ! dont Marianne Gay, militante socialiste et déléguée Unia, Catherine Laubscher, gardienne du temple Unia, Paola Attinger-Carmagnola, militante socialiste virtuose du Cœur et coprésidente de la section PS de Saint-Blaise, Mirsada Talovic, enseignante et efficace coordinatrice communication de la Grève, Marianne Ebel, de la Marche mondiale des femmes (une de ses nombreuses affiliations), sa fille Léana avec sa fille Mila, Claudine Stähli-Wolf et la charismatique, magnétique Josiane Greub de l’ADF (Association suisse pour les droits des femmes), Monica Poglia, féerique, Sophie Gagnebin, poétique, Myriam Rebetez et Solenn Ochsner, solaires, Léa Ziegler, brillante ! La liste est joyeusement longue et fournie en femmes qui ont marqué mes débuts et encouragé mes premiers pas.

Nous nous sommes retrouvées depuis à plusieurs occasions, sur plusieurs barricades, la fleur sans fusil. Le rendez-vous, rituelique, est celui de la commémoration de nos grèves, chaque année, au 14 juin. En 2021, le jubilé du suffrage féminin nous a permis de commencer l’année en célébrant nos acquis en matière de droit de vote et d’éligibilité, tout en déambulant dans les rues, avec des urnes, pour récolter les griefs et les propositions de la population.

En septembre, nous nous croisons à Berne pour la manifestation nationale contre la réforme des retraites AVS 21, qui prévoit le relèvement de l’âge de la retraite des femmes. Fin novembre, émues, lors de la marche silencieuse contre les violences faites aux femmes, nous sommes nombreuses à porter des lampions pour dire le besoin de lumière sur une réalité accablante et ses causes profondes. Aujourd’hui encore, la violence à l’égard des femmes et des filles, sous ses formes physiques, sexuelles et psychologiques, reste l’une des violations des droits humains les plus courantes, persistantes et dévastatrices à l’échelle mondiale.

À l’heure où j’écris ces lignes, la mobilisation s’organise au sein de notre réseau féministe pour empêcher le rabotage du congé maternité pour les femmes soumises à la loi cantonale sur le statut de la fonction publique. L’alerte est donnée, nos forces se cumulent. Le 25 janvier 2022, nous serons présentes, vigoureuses, nombreuses dans la cour du Château pour signifier le caractère aberrant de cet amendement. Comme à chaque fois qu’on tentera de piétiner nos droits, nos acquis, nos possibilités, nous serons Collectif∙ves !

Le Collectif neuchâtelois pour la grève féministe

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