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Un dynamisme fédérateur à reconstruire ensemble

Camarades, une fois n’est pas coutume … permettez-moi d’entamer cet édito sous forme de revue calendrier.

En février 2019, la commission des transports du Conseil des États soutient à l’unanimité le projet de construction d’une ligne ferroviaire directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds. Tout récemment, à mi-mai, la commission des transports du Conseil national se prononce à son tour en faveur de la ligne directe Neuchâtel – La Chaux-de-Fonds. En mars, de son côté, le Grand Conseil neuchâtelois adopte largement les réformes cantonales de la fiscalité et de la péréquation. Deux réformes essentielles. 

Quel est le lien entre ces dates, entre ces objets, me demanderez-vous ? Sûrement pas l’unité de matière. Mais, à n’en pas douter, une certaine unité de destin. Ces étapes pourraient, après la réforme des institutions adoptée en 2017 et confirmée en votation populaire, marquer un tournant majeur pour notre canton. Ce sont des jalons importants, susceptibles de permettre à Neuchâtel d’entamer la « sortie du tunnel » – un jeu de mots choisi à dessein – et de renouer avec un dynamisme fédérateur qui profite à chacune et à chacun. 

Certes, tout n’est pas encore joué. Le projet de ligne directe devra passer en vote final au Parlement fédéral. Nos réformes cantonales de la fiscalité et de la péréquation sont conditionnées à la non-remise en question de l’acceptation de RFFA le dimanche 19 mai dernier. 

Ces risques techniques et politiques ne sauraient pourtant occulter un danger plus grand encore à mes yeux : ce danger, il est interne et endémique. Comme si notre canton, après tant d’années difficiles, ne pouvait se penser autrement qu’en « dernier de classe » et ne voyait les verres qu’à moitié vides. À l’échelon de l’individu, un tel phénomène, je l’ai observé de nombreuses fois dans mon travail. Quand la confiance en soi a été malmenée par le destin, elle est difficile à restaurer. Mais j’ai aussi appris que la confiance se reconstruit au travers de la reconnaissance formulée par les pairs, les proches et la communauté à laquelle on appartient.

Si nous voulons que notre canton renoue durablement avec le dynamisme et la fierté, nous devons – impérativement – chercher à dépasser nos antagonismes. Considérer l’autre comme un interlocuteur digne de respect et valoriser nos différences. Voilà sans doute un discours bien peu usuel en politique… Et pourtant ! Il n’y a aucune loi, aucun décret, aucune ordonnance sur quoi s’appuyer pour restaurer la confiance. Mais un seul outil… le dialogue.



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